Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 15:37

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photographie : Haras nationaux

 

Extrait de l’inventaire après décès de Joséphine Meunier née Palu – Étude Hersant à Saint-Cloud – 29.09.1836 (AD 92 – 3 E/SCL 99).

 

Deux soufflets de forge avec leur accessoire       200 F

Deux enclumes pesant 350 Kilogrammes              525 F

Deux étaux d’établis, estimés avec l’établi           60 F

Une mécanique à fraiser                                  15 F

Six marteaux à dauber                                     35 F

Cinq ferretiers et deux marteaux à mains,

20 marteaux de diverses espèces                      42 F

Vingt deux paires de tenailles de forge               20 F

Un compas à cotes, 2 équerres,

3 paires de tricoises, 2 boutoirs,

1 vilebrequin, 2 clefs                                       10 F

200 fers                                                       75 F

42 Kg ½ de poids en fonte                               10 F

 

Dans la pharmacie

 

Un secrétaire                                                 12 F

Deux tables et une chaise                                8 F

Ustensiles de pharmacie et ferrailles                   50 F

Une meule montée et son auge                         5 F

2 bigornes, une tranche et une boulonnière         75 F

15 tarières, 2 tarauds, 1 cuillère, 3 gouges,

2 autres, 2 ciseaux, 5 fers, 1 essette                 80 F

1 bâche et différents menus outils de charron     

1 établi, 1 rabot, 1 valet et menus ustensiles      15 F

 

Dans la cour, à côté du jardin

 

Un lot de bois de charronnage                          120 F

Un lot de jantes                                             15 F

4 vieilles roues non ferrées, 5 autres ferrées        60 F

1 paire de roue avec l’essieu                            140 F

1 vieux cric                                                   15 F

1 cage de voiture                                           25 F

 

800px-Enclume.JPG

 

auteur photo : Guilhem Dulous


Après avoir découvert cet inventaire, j’ai cherché à imaginer la vie d’Augustin Benoist Meunier dans cette forge.

Au fond, accolée à un mur, la forge constituée par une plate-forme carrée, en briques, légèrement creusée en son milieu pour recevoir le combustible et la pièce à chauffer.


Au dessus, une hotte raccordée à une cheminée pour évacuer les gaz de combustion.

Pour activer le feu, deux soufflets constitués de deux plaques de bois, l’une fixe, l’autre mobile, et reliées par une banque en cuir. Ce soufflet est actionné à l’aide d’un levier commandé par une chaîne et une poignée. Il est rappelé  en position ouverte par un poids. La forge rougeoyante éclaire l’atelier. Les deux soufflets maintiennent le brasier à bonne température, tout près le tisonnier, le chalumeau pur attiser le feu, la pelle à charbon et les pincettes.

A côté de la forge l’enclume fixée sur un billot pour être à bonne hauteur.

 

Augustin immobilise le pied du cheval sur ses cuisses protégées du tablier de cuir.

A l’aide du rogne-pied, il fait sauter les rivets, soulève le fer avec les tricoises, et l’arrache d’un mouvement de bascule.

Les vieux clous sont extirpés au repoussoir. Il cure la fourchette, gratte cailloux et saletés. Augustin raccourcit le pied en enlevant l’excédent de corne, comme l’aurait fait l’usure normale. Il lime la corne grâce au boutoir. Les tenailles saisissent le fer incandescent et le portent sur l’enclume, chaque branche doit être forgée avant refroidissement. La forge retentit des coups. A l’aide du ferretier, le fer est ajusté. Le fer encore chaud est posé sur le sabot.

Une épaisse fumée âcre s’élève de la corne brûlée. Encore quelques coups de ferretier et voilà le fer plongé dans un bac d’eau pour le refroidir. Le fer est de nouveau appliqué sur le sabot. Le brochoir enfonce les clous. Augustin coupe leur pointe et les recourbe. Voilà notre cheval fin prêt.

 

Par Isabelle Winkopp

 

 

Sources : Gé Magazine, métiers d’hier

Musée national des Arts et des Traditions Populaires

Métiers d’hier et d’aujourd’hui – Ed. berger-Chevreau

Par Isabelle Winkopp
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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 15:49

mourch-manaly.jpg

 

Je suis une chaumière creusoise construite vers 1830 en limite du plateau de Millevaches. Chez Mourc'h est mon nom. Comme beaucoup de mes congénères, je suis accolée à la grange étable. Vient ensuite, une soue qui reçoit deux cochons ils fournissent avec les poules et les lapins la viande consommée par la famille.

Mes murs épais sont en pierre de granit, ils sont très solides. Mais je suis mal isolée, malgré le feu de la cheminée, il ne fait que 14, 15 degrés dans la salle commune l’hiver où sont installés les lits clos.

 

Je vais vous raconter saison par saison la vie de ma famille, les Redon, ils sont six et ont six vaches. Les grands parents, les parents et les deux enfants. La principale production de la ferme est celle de veaux sous la mère qui seront vendus à la Foire de Giat.

 

Je commence par l’hiver. En cette saison, tout le monde vit avec la lumière du jour.

 

La mère s’occupe de la maison, prépare les repas et aide à la ferme. Elle nourrit les animaux de la basse-cour, tire l’eau au puit dans la cour.

Les deux enfants, un gars et une fille vont à l’école pour l’instant. Pendant les vacances, ils aident à la ferme depuis qu’ils ont huit ans.

 

L’hiver du lever au coucher du soleil, l’ouvrage ne manque pas, il faut s’occuper des bêtes, couper le bois pour le chauffage et la construction, curer les rigoles, réparer les outils, faire le pain à la fourniau.

 

Les bêtes, la famille possède six vaches laitières dont deux qui servent comme bêtes de labeur car la famille est trop pauvre pour posséder une paire de bœufs. Les bêtes doivent être sorties deux fois par jour pour les mener à l’abreuvoir. Ensuite, il faut leur donner à manger et surtout nettoyer l’étable en sortant le fumier à la main et renouveler la litière ce qui est un travail dur et long.

 

Le pays est très humide, des rigoles sont nécessaires pour assécher le trop plein d’humidité des pâtures. Tous les ans, une partie des rigoles sont refaites. Armés de houes, les hommes les recreusent.

 

C’est l’hiver qu’à l’aide du passe partout les arbres sont coupés et débités. Après deux ans de séchage, le bois sera débité au fur et à mesure des besoins pour le chauffage et la cuisine.

 

Cuire le pain est une opération longue et qui nécessite beaucoup de bois pour monter le four en température. Le père ne fait donc qu’une tournée tous les quinze jours composée de quinze tourtes. Celle qui est mangée la première est délicieuse, la dernière nettement moins.

 

Le père est adroit de ses mains, il réalise lui-même ses chars tout en bois à part le bandage des roues en métal. Il lui faut deux hivers pour en construire un.

 

Histoire écrite avec les témoignages des habitants de Manaly village de la commune de Flayat (23)

Des témoignages sur d'autres métiers, d'autres régions seront les bienvenus

Par Jean-Yves Houard redon
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /Fév /2010 15:57

moins-50.jpg

 

Sur Facebook aujourd'hui , ils sont déjà 226 et leur nombre croit sans arrêt, à oser proclamer : Je fais de la généalogie, j'ai moins de 50 ans et j'assume (ou pas) !

 

 

Les services de renseignements ont même détecté d'étranges messages du type : " rendez-vous en 2011 pour le prochain congrès de généalogie...et faisons ainsi baisser la moyenne d'âge des visiteurs !!!! "

 

Par genealogie-lille-2011.over-blog.com
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /Jan /2010 16:07

L’union des Cercles généalogiques d’entreprise a été choisie par la Fédération Française de Généalogie pour organiser le 21 ème Congrès.

L’union comporte une vingtaine d’associations créées en entreprises ou collectivités publiques et c’est tout naturellement le sujet « Nos ancêtres et le travail » qui a été retenu.

 

  image003.jpg

Une partie des organisateurs :

Debout : Michel Bastide : RATP, Bernard Thirion et Alain Pilson LCL CA SA, Pierre Lecomte : cercle généalogique des cheminots, Mireille Pailleux LCL CA SA , présidente UCGE, François Gérard : CG PTT-EGE et assis Sylvie Pépino : LCL CA SA, Henri Dropsy : cercle généalogique des cheminots.

Par genealogie-lille-2011.over-blog.com
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